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UNE PASSION POUR LA COGNITION


François Vachon est professeur agrégé à la faculté des sciences sociales à l'École de psychologie de l'Université Laval.

1. Pourquoi la psychologie cognitive vous intéresse-t-elle? Lors d’un cours de psychologie au collégial, j’ai été fasciné par la façon dont notre cerveau pouvait percevoir et organiser ce qui se passe autour de nous et comment le résultat de cette analyse pouvait, de façon tout à fait inconsciente, façonner notre façon de penser et de prendre des décisions. La recherche en psychologie cognitive m’offre les outils afin de me permettre de découvrir les diverses manifestations de ces influences sur notre comportement ainsi que de mieux comprendre leur origine ainsi que leur(s) mécanisme(s) d’action.

2. Dans votre carrière, quel projet vous a le plus passionné? Plus qu’un simple projet, je dirais que c’est mon programme de recherche sur la distraction qui me passionne le plus. Je m’intéresse beaucoup à ces stimulations auxquelles nous ne prêtons pas attention mais qui influencent néanmoins notre comportement. Parce que nos oreilles ne peuvent bloquer les stimulations sonores ambiantes, notre fonctionnement mental devient particulièrement vulnérable à la présence de sons non pertinents. Dans mes travaux sur la distraction auditive, je crois que les résultats les plus fascinants montrent qu’il existe plusieurs façons par lesquelles les sons peuvent nous déranger et que même si un niveau de concentration accru permet de se prémunir contre certaines formes de distraction, d’autres sont tout simplement inéluctables.

3. Quel aspect de votre champ de recherche vous impressionne particulièrement? Ce qui m’impressionne le plus c’est à quel point les connaissances que nous acquérons à partir de tâches de laboratoire plutôt simples (et parfois même insignifiantes) peuvent nous permettre de contribuer à améliorer le sort des individus dans des contextes réels et beaucoup plus complexes. En effet, notre compréhension des limites cognitives de l’humain ainsi que des conditions dans lesquelles elles se manifestent peut s’avérer très utile pour le développement de solutions (p.ex., outil technologique de soutien cognitif, méthode d’entraînement cognitif, modifications à l’environnement de travail, etc.) permettant d’alléger le fardeau mental du travailleur et minimiser les risques de faux pas.

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